Deux Questions.
"Qui es-tu?" La carte d'identité est censée nous dire l'essentiel. Depuis les années 1930, la race s'est éffacée, peu aprés la profession, et peut-être s'effacera le caractere sexuel dans l'avenir. Regardes ta carte et tu nous diras qui tu es.
"Qui suis-je?" Question bien plus complexe, où le patrimoine n'est qu'une façade. Les super héros ne donnent jamais leur vrai nom car le donner serait perdre leurs identités. Si Superman n'existe pas, c'est que chacun sait qu'il est Clark Kent.
L'artiste se refuse à l'identité, à s'identifier comme, parce que se serait son auto-castration. L'identitée nie la métamorphose. Elle est l'élément autoritaire qui par la performance d'énonciation fait l'être polarisé, peu importe l'échographie, peu importe la biologie. Le pouvoir de fixité de nos identités est tenu tout entier par la sage-femme, celle qui déclame "C'est une fille!", "c'est un garçon!", moment paroxismique de la rigidification des rôles. Etre serait alors avant tout être un sexe, ou plutôt être une attitude sexuelle.
____________________________________________

Le licra c'est toujours inconfortable.
____________________________________________